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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 13:44

Voici une histoire vraie et incroyable que j’ai découverte dans le tome 1 des Histoires magiques de l’histoire de France dont je vous ai parlé récemment :

Nous sommes au mois de mars 1882, dans l’Atlantique Nord. Le cargo anglais Swallow, commandé par le capitaine Blackman, navigue aux environs de Terre-Neuve. Il est huit heures du matin ; dans sa cabine, le second, Robert Bruce, est occupé à faire le point. Quand il a fini, il interpelle à travers la cloison le capitaine Blackman, son voisin, qui doit être, lui aussi, penché sur ses cartes.

— Oh ! capitaine !... Nous sommes plus au nord que je ne le croyais… Quel est votre point ?...

N’obtenant pas de réponse, il s’en va frapper à la porte de son supérieur. Silence. Intrigué, il pénètre dans la cabine et s’arrête, stupéfait. Derrière la table où se tient généralement le capitaine Blackman, un homme inconnu est assis, qui le regarde avec une sorte de ferveur.

— Qui êtes-vous ? demande le second. Comment êtes-vous entré ici ?

L’autre demeure immobile et silencieux.

— Eh bien, répondez ! Qui êtes-vous ?

L’inconnu sourit sans dire un mot.

— Ah ! on fait la mauvaise tête. Eh bien, mon gaillard, moi, je connais quelqu’un qui va vous faire parler !...

Et le second monte sur le pont, trouve le capitaine et lui explique ce qui se passe.

— Un passager clandestin ? D’où peut-il sortir ? dit le capitaine Blackman. On l’aurait vu, depuis trois semaines qu’on est en mer !

Les deux hommes redescendent et pénètrent dans la cabine. Elle est vide.

— Alors, où est-il votre oiseau ?... Dites donc, Bruce, je n’aime pas beaucoup qu’on se paie ma tête !...

— Mais, capitaine, je vous assure, il était là ! C’était un homme assez fort, blond, aux yeux très clairs…

— En smoking, peut-être, avec un haut-de-forme ?

— Mais non, il portait des habits de marin…

À ce moment, le capitaine se penche sur la table :

— Qu’est-ce que c’est que ça ?

Sur l’ardoise qu’il utilise pour faire ses calculs, une phrase est écrite : Gouvernez nord-ouest !

— Qu’est-ce que cela veut dire ? Qui a écrit cela ? demande le capitaine Blackman.

— Je ne sais pas, répond le second. L’inconnu sans doute.

— mais où est-il, votre inconnu ?

— Je l’ignore !

— Eh bien, nous allons le chercher !

Et le capitaine donne l’ordre de visiter minutieusement le bateau. Pendant deux heures, les marins fouillent le Swallow du haut en bas sans trouver la moindre trace de l’inconnu rencontré par Robert Bruce. Finalement, le capitaine se fâche :

— Je veux savoir qui a écrit cette phrase sur mon ardoise, dit-il. Que chaque marin vienne ici faire une page d’écriture !

Tout l’équipage défile dans la cabine. Robert Bruce lui-même doit copier la phrase mystérieuse. Quand tout le monde s’est exécuté, le capitaine regarde son second en hochant la tête : l’écriture qui figure sur l’ardoise ne correspond à celle d’aucun des membres de l’équipage…

Le capitaine Blackman, cette fois, est très impressionné. Comme tous les marins de cette époque, il est superstitieux. Après avoir réfléchi un instant, il dit à son second :

— Qu’on mette le cap sur le nord-ouest !

Et le cargo change de route.

Les heures passent. De temps en temps, le capitaine Blackman, sans rien dire, prend sa lorgnette et examine la mer. Que s’attend-il à trouver ? Il l’ignore ; mais il a l’intuition que ce changement de cap ne sera pas inutile.

Et vers quatre heures de l’après-midi, un marin aperçoit quelque chose. On approche. C’est un navire anglais pris dans les glaces.

On distingue des hommes qui agitent les bras. Le capitaine fait mettre des chaloupes à la mer et l’on ramène à bord du Swallaw tout l’équipage en perdition.

Un à un, les hommes transis et épuisés montent par l’échelle de corde, accueillis par le capitaine Blackman et son second.

— Nous venons de Québec, disent-ils, et nous allions à Liverpool quand notre bateau a été immobilisé par les glaces. Il y a une semaine de cela et notre situation devenait désespérée… Heureusement que vous êtes venus nous sauver !...

Les hommes montent toujours, enjambant le bastingage, et vont se faire servir un bol de vin chaud.

Soudain, Robert Bruce a l’impression que son cœur s’arrête de battre. L’homme qui, là, devant lui, se hisse en ce moment à bord du Swallow, cet homme un peu fort, blond et aux yeux clairs, il le reconnaît : c’est celui qu’il a vu dans la cabine du capitaine quelques heures plus tôt…

Un instant, leurs regards se croisent et Robert Bruce a l’impression que l’autre paraît troublé. Il le suit, le regarde boire son verre de vin chaud, puis s’approche et engage la conversation :

— Je me nomme Robert Bruce, je suis second à bord de ce bateau… Dites donc, c’est une chance que nous soyons passés dans les parages…

— Oui, dit l’autre… Mais je savais que nous serions sauvés…

— Comment le saviez-vous ?

— Ce matin, je dormais et j’ai fait un curieux rêve… J’ai rêvé que j’étais à bord d’un cargo anglais comme le vôtre et que je rencontrais un homme… il vous ressemblait d’ailleurs, c’est curieux… J’étais dans une cabine, assis devant une table. Et puis, l’homme est parti. Alors, j’ai pris une craie et j’ai écrit un message sur une ardoise… Je me souviens, j’ai écrit : Gouvernez nord-ouest !... Ensuite, je me suis réveillé et j’ai dit aux copains : « Aujourd’hui, on sera sauvé ! »… Je leur ai raconté mon rêve et ils ont rigolé. Mais quand ils vous ont vus arriver, à quatre heures, ils étaient un peu épatés… Moi aussi, d’ailleurs…

Robert Bruce a écouté le marin sans l’interrompre.

— Voulez-vous venir avec moi ? dit-il. Je vais vous montrer quelque chose.

Et il l’entraîne dans la cabine du capitaine.

— Reconnaissez-vous ceci ?

L’autre voit l’ardoise où se trouve toujours la phrase écrite à la craie, et blêmit :

— Mais, c’est mon message… Ce n’est pas possible !

— Si. Vous êtes venu ici ce matin, vers huit heures, écrire ces mots. Je vous ai vu… Puis vous avez disparu. Or, c’est à cause de ce message que nous avons changé de route, et c’est grâce à lui que nous vous avons sauvés…

Cette étrange anecdote a été racontée par Robert Bruce et le capitaine Blackmand ainsi que les marins des deux cargos. Tous l’ont, en effet, abondamment racontée au point que la Société de Recherches Métapsychiques, qui existait déjà à cette époque à Londres, en a eu connaissance et en a publié le récit dans sa revue.

Sources :

Histoires magiques de l’histoire de France – Guy Breton et Louis Pauwel sous le titre “Le fantôme de Terre-Neuve”, Chapitre "Le corps, cet infini", Editions Omnibus, page 753.

Revue métapsychique, 1936 ; 1939 ; 1940 ; 1946.

Journal of Society Psychical Research, III.

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commentaires

kimcat 10/09/2016 21:07

Je ne connaissais pas cette histoire extraordinaire !
Contente d'en avoir pris connaissance... et de naviguer sur ton blog grâce à notre Witney...
Bises Florinette...
Béa kimcat

kimcat 11/09/2016 14:10

Oui remercions notre Witney bienveillante qui veille sur nous...
Bisous

Florinette 11/09/2016 12:29

Ravie de te voir ici, je suis heureuse de cette rencontre et je remercie notre petite Witney !
Bisous Béa et à tout de suite ! ;-)

Suzanne 19/08/2016 22:05

Intriguant, Je note en espérant trouver par ici.

Florinette 20/08/2016 10:26

J'espère que tu les trouveras facilement, sinon, ils sont disponibles sur le Net que ce soit sur Amazon ou Priceminister. Belle journée Suzanne, je t'embrasse

Alex-Mot-à-Mots 13/08/2016 20:43

Etrange histoire, en effet....
Bises et bon week-end.

Florinette 14/08/2016 18:16

Merci Alex, bon week-end également, bisous

coumarine 11/08/2016 11:40

inimaginable et un peu effrayant d'ailleurs...

Florinette 14/08/2016 18:16

Je pense que ceux qui ont vécu cette expérience ont dû se demander si les personnes qu'ils voyaient par la suite étaient bien de ce monde et dans certaines circonstances, nous pourrions nous poser également cette question...

Plumes d Anges 11/08/2016 11:14

J'ai la chair de poule, c'est vraiment époustouflant, l'invisible et le visible travaillent ensemble, c'est indéniable. Merci pour cette merveilleuse histoire Florinette, à bientôt. brigitte

Florinette 14/08/2016 18:13

Une histoire incroyable qui amène à réfléchir sur ce monde qui nous entoure et que nous croyons connaître. Belle fin de journée Brigitte, je t'embrasse

Aifelle 10/08/2016 06:36

Comprendrons-nous un jour ce genre de phénomène ? Assez hallucinant.

Florinette 10/08/2016 09:58

Peut-être avec la physique quantique... cette histoire m'a fait penser à certains voyages astraux, mais là, ce qui est étonnant, c'est que la personne soit visible pour les autres...

Daniel 09/08/2016 17:16

Quelle belle histoire, bien captivante !

Florinette 09/08/2016 19:21

J'en ai sélectionné quelques-unes du même acabit que celle-ci...

Sandrine L. 09/08/2016 15:54

Merveilleuse histoire. Tu me donnes l'eau à la bouche. Je vais immédiatement commander sur Amazon ce livre. Merci!

Florinette 09/08/2016 19:18

Je t'en prie Sandrine et je suis sûre que tu vas te régaler à découvrir toutes ces incroyables anecdotes ! ;-)

durgalola 09/08/2016 15:11

il faut vraiment que je note ce livre pour mon mari. Il adore ce genre d'histoires. Bises

Florinette 09/08/2016 15:25

Alors ces deux tomes vont vraiment beaucoup lui plaire !! Bisous et belle journée Durgalola

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