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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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7 décembre 2016 3 07 /12 /décembre /2016 15:56

Éditions du Cèdre

Ce qu'il faut avant tout savoir :

Bruno Sammaciccia est né à Ancône en Italie le 22 avril 1926. Licencié en psychologie et en psychiatrie, il a reçu trois prix académiques internationaux, ainsi que de nombreux prix culturels et théologiques. Il a été également membre de nombreuses académies, Italiennes et étrangères et a participé à plusieurs comités de rédaction. Il a été très actif dans la diffusion de la culture morale, éthique et philosophique.

 

Résumé du livre :

Étude historique et scientifique du plus célèbre miracle eucharistique. Cette étude, confirmée par la science, est accompagnée d'une documentation de 24 photographies.

Dans le courant du VIIIe siècle, dans une église de Lanciano, un moine basilien célébrait la sainte messe en rite latin.

Après la double consécration, il se prit à douter de la Présence réelle de Jésus dans le Sacrement, quand il vit soudain l'hostie se changer en Chair et le vin en Sang. La première réaction du moine, stupéfait et bouleversé, fut de chercher à cacher ce qui venait de se passer, mais, maîtrisant son émotion, il manifesta le prodige aux fidèles qui, devenus ainsi ses témoins oculaires, en diffusèrent la nouvelle dans la ville.

Depuis ce jour, ces saintes reliques sont restées pratiquement intactes. Bruno Sammaciccia nous livre dans cet ouvrage les éléments scientifiques et historiques de cet évènement dit miraculeux puisque, d'après les diverses analyses publiées le 4 mars 1971 - effectuées sous la direction du Dr Odoardo Linoli, professeur d'anatomie, d'histologie pathologique, de chimie et de microscopie clinique - il s'agit bien de cinq caillots de sang humain et d'un morceau de muscle cardiaque issus d'une personne de groupe AB (comme le sang que l'on retrouve sur le Linceul de Turin…)

Et le casse-tête scientifique ne s'arrête pas là, car le diagramme du sang correspond à celui d'une personne vivante sur laquelle on aurait fait le prélèvement quelques minutes plus tôt et qu'aucune présence de substances chimiques utilisées pour la conservation des chairs n'a été détectée.

Ignorée des médias, l'enquête a été reprise au niveau international durant quinze mois, sous l'égide de l'Organisation mondiale de la santé. Plus de cinq cents examens, utilisant les techniques de pointe de la médecine nucléaire, auraient confirmé en 1973 tous les résultats initiaux. Le rapport souligna le caractère impossible de la conservation de tels “tissus vivants” dans des récipients non étanches.

La conclusion finale, publiée en décembre 1976 à New York et à Genève, a été la suivante :

La science, consciente de ses limites, s'arrête devant l'impossibilité de fournir une explication.

À ce jour, conservé depuis 1258 et enfermé dans un joli reliquaire exécuté en 1713, ce prodige demeure toujours visible à l'église Saint-François de Lanciano.

 

Pour aller plus loin :

Vidéo dans laquelle vous pouvez voir les documents photographiques et les explications extraits des analyses scientifiques présentées durant une exposition.

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 10:51

Dans son « Dictionnaire de l’impossible », Didier van Cauwelaert présente une série de cas extraordinaires à priori impossibles, mais authentifiés. Le premier cas : un chat serait intervenu de l’au-delà pour aider son maître gangréné à guérir et sauver sa jambe. Plutôt étonnant, non ?
 

© Apofiss

C’était un jour de fête du Livre, à la fin des années 1990, dans les salons de la Mairie de Paris. Comme les mots de ce dictionnaire, les auteurs étaient disposés en enfilade au gré de l’alphabet, disparates et complémentaires, les plus connus permettant indirectement de découvrir les moins sollicités, devant lesquels stagnaient les files d’attente.

J’avais repéré depuis quelques minutes un petit monsieur entre deux âges qui, en retrait de mon stand, attendait une accalmie dans mes dédicaces. Il tenait sous le bras un énorme dossier vert, et je m’attendais au pire. Chaque Salon du livre nous réserve son lot d’admirateurs qui viennent nous soumettre un manuscrit. N’étant pas éditeur, je me promets toujours de répondre non merci, et je repars souvent avec un excédent de bagages, parce que j’ai nourri moi aussi, jadis, l’espoir illusoire que mon destin littéraire dépendrait de mes auteurs favoris. Profitant d’un moment de répit où je rechargeais mon stylo, le monsieur au dossier vert s’avança vers ma table et attaqua d’une traite :

- Pardon, mais je vous ai lu, alors je sais que je peux vous raconter ce qui m’est arrivé.

Condensé à l’extrême, son récit dura tout au plus trois minutes. Ayant grimpé dans un arbre pour cueillir des cerises, un an plus tôt, il était tombé en brisant une branche qui lui avait ouvert la jambe gauche. Mal soignée, la plaie s’était infectée, et la gangrène s’y était mise. Lorsqu’il avait fini par se rendre à l’hôpital, c’était trop tard : la seule chance de le sauver était l’amputation.

La veille du jour fixé par le chirurgien, il était descendu dans la rue avec sa canne pour, une dernière fois, « emmener promener sa jambe », disait-il avec cette douceur résignée des gens simples face à l’irrémédiable. C’est là qu’il croisa une dame inconnue qui sursauta, à sa hauteur, sans s’arrêter. Machinalement, il tourna la tête après quelques instants. Elle s’était figée sur le trottoir et le fixait, l’air en suspens, aussi étonnée que lui. Semblant dominer une hésitation, un vrai trouble, elle revint soudain vers lui.

- Pardon, monsieur, mais on me dit de vous demander une chose. Vous avez un souci à la jambe, non ?
Il répondit par un pauvre sourire. Avec sa canne et sa guibole gonflée sous le bandage, pas besoin d’être extralucide pour en arriver à cette conclusion. Elle enchaîna :
- Vous avez un chat ? Parce que c’est à lui qu’il faut demander. Excusez-moi.
Et elle tourna les talons en rougissant, avec autant de précipitation que si on l’avait surprise en train d’écouter aux portes. Comme si elle avait honte de ce qu’elle s’était entendue dire, précisa mon lecteur.

Il était resté un moment immobile sur le trottoir, sonné par cette rencontre. Il avait un chat, oui, mais qui était mort six mois auparavant. Quel rapport, de toute manière ? Cette femme était dérangée, voilà tout. Et il avait d’autres problèmes en tête.
Néanmoins, rentré chez lui, il ne parvint pas à chasser de son esprit la dernière phrase de l’inconnue. Pourquoi ces mots, pourquoi cette émotion qui lui nouait le ventre ? Il ne croyait pas à grand-chose, à l’époque, surtout pas aux gens désintéressés. Ni à un au-delà quelconque. Dans le canapé où il s’était affalé, il ne voyait vraiment pas quel genre de soutien il pouvait attendre du siamois qu’il avait enterré dans son jardinet de banlieue.

Ses doigts rencontrèrent des poils sur les coussins de velours. Tout ce qui restait de Mozart, son compagnon de treize années. Alors il y eut en lui une espèce de sursaut. Qu’avait-il à perdre, après tout ? Il s’arracha du canapé, alla mettre un sac neuf dans son aspirateur, le passa sur les coussins, puis retira le sac pour récupérer les poils. Avec un soin dérisoire, il les étala sur la plaie de sa jambe, et il refit le pansement tandis qu’il demandait de l’aide au siamois, s’abandonnant à ce dernier espoir irraisonné.

Le lendemain matin, une odeur épouvantable le réveilla. Bien pire encore que celle que dégageaient d’habitude ses chairs en décomposition. Il retira le bandage et jeta le cataplasme de poils félins où s’était concentré la puanteur. C’est alors qu’il découvrit, médusé, que sa peau avait changé de couleur. Les bords de la plaie semblaient rosir.

Arrivé à l’hôpital, il demanda qu’on réexamine sa jambe avant de la couper. Il insista tant et si bien qu’il obtint gain de cause. Le dossier vert qu’il m’avait apporté ce jour-là rassemblait cent pages de rapports médicaux, d’analyses, de témoignages de spécialistes confirmant, sur papier à en-tête, les diagnostics avant et après ce que le patient appelait « l’intervention de Mozart ». Les praticiens étaient formels : la gangrène dûment constatée avait « guéri » de manière inexplicable, et les chairs se reformaient plus vite que de raison.

Quand je relevai les yeux du dossier médical, je vis un noyau de lecteurs qui s’était formé autour du petit monsieur. Mes livres au bout de leurs bras ballants, ils me tournaient le dos, admirant sa jambe gauche aux cicatrices des plus discrètes sous le pantalon qu’il venait de retrousser. Une dame reposa mon roman pour me prendre des mains le dossier vert.
Quelques instants plus tard, le miraculé des poils de Mozart s’en alla, emportant mes lecteurs qui se disputaient ses pièces à conviction.

Que penser de ce récit ? La guérison était-elle due à l’action posthume d’un siamois via ce qui restait de sa matière physique, ou bien du fait que son maître s’était – pour reprendre son terme – abandonné à ce dernier espoir ? Cette « victoire par abandon », ce lâcher-prise sous-tendu par l’espoir, on en retrouvera l’hypothèse dans plusieurs cas de guérisons inexpliquées, passés au crible de ce dictionnaire. Mais comment interpréter le rôle de l’inconnue sur le trottoir ? Ce « renfort » destiné à attirer l’attention, par des paroles semblant surprendre autant celle qui les prononce que celui qui les entend.

Faut-il y voir, pour paraphraser Pirandello et ses « personnages en quête d’auteur », un message en quête d’intermédiaire – en l’occurrence, la première personne « réceptive » croisée en chemin par le gangréné, vu l’urgence de la situation ? Je n’ai pas de réponse. Mais ce genre de question reviendra souvent dans les pages qui suivent.

Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi cet homme avait éprouvé le besoin de me confier son histoire. Il allait très bien, les médecins avaient validé son miracle, il ne m’avait pas demandé mon avis ni mon aide, encore moins la médiatisation de son cas sous ma signature. Il n’avait pas besoin de moi, en fait. Il était reparti avec mon public, sans même me dire au revoir.

Quelques mois plus tard, je souffris brusquement d’une sigmoïdite aiguë, provoquant abcès intestinal et douleurs insoutenables. Ayant refusé l’opération à chaud qui aurait eu les conséquences qu’on imagine, je luttai toute une nuit contre la menace de la péritonite, avec autant de force mentale que de lâcher prise, m’abandonnant à la certitude que j’avais trop à faire pour mourir. Face à l’échec des antibiotiques sous perfusion, je ne manquai pas, dans la mobilisation générale de tous les moyens empiriques à ma disposition – prières, mantras, techniques de souffle et de visualisation –, de demander, au cas où, l’assistance de Célestine et Chapy, mes deux chattes défuntes.

Le lendemain matin, l’infection avait régressé de manière spectaculaire. Mes analyses étaient quasi normales. « Je ne sais pas comment, mais vous avez gagné : je range mes instruments », m’a déclaré, avec un sourire que je n’oublierai jamais, mon jeune chirurgien, le Dr Jean-Philippe Blanche.

Avec le recul, je me suis dit que l’homme au dossier vert de l’Hôtel de Ville avait, peut-être, tenu auprès de moi le rôle qu’avait joué dans son destin une inconnue croisée sur un trottoir.

 


Pour aller plus loin :
 
Dictionnaire-de-l-impossible.jpgUn poussin qui attire vers lui un robot par la puissance de sa pensée. Une hostie en lévitation durant une messe télévisée. Un arbre qui se déplace tout seul. Une machine capable de dialoguer avec des insectes. Un militaire qui dessine dans ses moindres détails un sous-marin ennemi construit en secret, dix mille kilomètres plus loin. Une résistante s’empêchant de parler sous la torture nazie en pratiquant la bilocation. Tout cela est impossible, a priori. Pourtant, ces phénomènes et tous ceux que l’on découvrira dans le présent dictionnaire ont été observés, décrits et authentifiés par des personnes dignes de foi, des chercheurs scientifiques, des instruments de mesure. De A jusqu’à Z, Didier van Cauwelaert repousse les limites de l’impensable. Des pouvoirs psychiques de l’abeille à la fabrication rationnelle des zombis, d’Abandon (victoire par) à Zola (double miracle infligé à Emile), il nous donne avec curiosité, discernement, jubilation et gourmandise, la liberté d’agrandir le champ des possibles ; de modifier notre regard sur nous-mêmes et sur ce qui nous entoure ; de réenchanter le monde, tout en explorant ses coulisses où, derrière le spectacle qui nous est donné, magouilles, désinformation, manipulation mentale, récupération, complots du silence ou du tapage organisé règnent en maîtres.

 

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