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  • : Je vous souhaite la bienvenue sur mon blog dans lequel je parle de tout ce qui me passionne, m'interpelle comme ces lectures, documentaires qui m'amènent à porter un regard différent sur notre monde. Bonne visite à tous ! Florinette
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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:02

Envahissant, conquérant même, l’homme est en train d’envahir tout l’espace vital disponible sur cette belle planète et de consommer les ressources naturelles (minéraux, végétaux et animaux) qu’il trouve sur son passage. Darwin avait déjà constaté la disparition totale d’espèces d’oiseaux sur certaines îles, causée par la chasse humaine.

Mais la vraie difficulté est que nous avons réellement du mal à comprendre que nos actions locales ont des répercussions globales bien réelles. Car depuis Darwin notre impact sur notre environnement n’a fait que grandir et son effet est tout simplement exponentiel. Pour le dire simplement : notre croissance démographique, notre main mise sur les terres ou les mers sauvages, notre tendance à la surconsommation et notre activité industrielle, sont un désastre pour notre planète.

Il était une fois l'espèce humaine...

La conscience pour s'auto-réguler ?

Dans son livre Requiem pour l’espèce humaine, Clive Hamilton, membre du bureau pour le changement climatique du gouvernement australien et professeur d’éthique à l’Université Charles Sturt, souligne la tendance humaine à nier la réalité. Nous aurions du mal à prendre conscience que nous sommes en train de générer la destruction de milliards d’autres espèces et peut-être même la nôtre. L’ampleur de la situation est tellement impensable, que justement nous n’arriverions pas à en prendre la mesure.

Mais dernièrement encore, une étude du Centre des vols spatiaux Goddard de la NASA avance que notre civilisation moderne est condamnée. « La rareté des ressources provoquée par la pression exercée sur l’écologie et la stratification économique entre riches et pauvres ont toujours joué un rôle central dans le processus d’effondrement », avance les chercheurs pour qui notre civilisation industrialisée va s’effondrer.

Alors, que faire ? Comment réveiller la conscience humaine ? Car si les faits scientifiques sont ce qu’ils sont, il reste certainement une marge de manœuvre. Nous pouvons soit continuer à accepter, dans une semi-conscience, de foncer dans le mur, soit ouvrir cette conscience dont la vie nous a fait cadeau, pour apprendre à nous auto-réguler et à respecter l’environnement dont nous sommes dépendants.

Bien sûr, personne n’a dit que ce serait facile. Nous le savons, les habitudes reprennent vite le dessus et c’est une pratique qui doit s’installer dans tous nos gestes quotidiens. Moins consommer, recycler nos objets, choisir dans quoi l’on investit son argent et à quoi l’on accorde son attention, cultiver « une sobriété heureuse », propose l’agriculteur et philosophe Pierre Rabhi. Car une conscience pratique et incarnée, n’est-elle pas la force d’auto-régulation dont a besoin notre planète, et nous avec ?

De tout façon, avons-nous le choix ? « Que les personnes se sentent concernées ou pas, ce n’est pas là l’important. Ce qui est primordial c’est que les gens changent le monde dans le bon sens », conclut Elisabeth Kolbert. Il va bien falloir que suffisamment d’homo sapiens sapiens – qui veut dire « l’homme sage sage » - évoluent de manière à ce que cette espèce cesse cette destruction massive.

 

Lire l'article complet sur le site de l'INREES

 

Pour aller plus loin :

L'homme, une catastrophe à lui tout seul ?

Le monde est en train de basculer dans un avenir hostile. Notre obstination à tirer profit de la planète au-delà des limites supportables par son écosystème a déclenché des effets indirects si dramatiques que la crise climatique menace désormais notre existence. Nous avons nié cette réalité. Nous avons ignoré ou accueilli avec lassitude les signaux d'alarme des climatologues, refusé de remettre en cause le dogme de la croissance et l'obsession consumériste. Nous devons maintenant en mesurer les conséquences pour le XXIe siècle et agir afin de tirer le meilleur parti de l'inéluctable. Un propos courageux, un livre d'utilité publique.

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commentaires

Cathy 21/04/2015 15:50

Il fut un temps où l'on disait l'Homme "prédateur"... Aujourd'hui il l'est toujours, mais à ceci près qu'il ne sait que faire pour tirer parti de la nature pour le profit et pour tout et n'importe quoi ! Cette petite vidéo est d'ailleurs très révélatrice du mal que l'Homme se fait à lui-même en s'en prenant ainsi à ce qui - à l'origine - était destiné à "cohabiter" avec lui pour qu'il en tire enseignements... Malheureusement, l'élève a dépassé le maître et le tue à petit feu...
Sujet grave mais habilement présenté, Florinette ! Puisse cet ouvrage ouvrir les consciences...
Je t'embrasse,
Cathy.

Florinette 21/04/2015 18:47

J'espère aussi que cet ouvrage ainsi que ce petit film extrêmement bien réalisé et, comme tu le dis si bien, révélateur puissent ouvrir les consciences. Merci Cathy pour ton commentaire et bonne fin de journée, je t'embrasse

witney 21/04/2015 09:47

les prises de conscience arrivent doucement, ensuite il manque des clés pour que chacun évolue, parfois cela se fait par une épreuve, parfois par des échanges, des lectures, et là on peut comprendre que tout est lié, aussi soyons confiants, bises

Florinette 21/04/2015 10:29

Bien d'accord avec toi le chemin peut être différent pour chacun et qu'importe, le principal est que cette prise de conscience s’amplifie ! Merci Witney et bonne semaine, je t'embrase

Alex-Mot-à-Mots 19/04/2015 16:42

Ou alors il faut trouver un autre nom à l'homo sapiens sapiens....

Florinette 19/04/2015 17:31

Il le faudrait effectivement, mais j'espère quand même qu'un jour il méritera de porter ce nom d'homme sage !

durgalola 19/04/2015 16:29

le petit dessin animé est génialement triste !!! zouh il donne un bon (mauvais) aperçu de nos manquements et de notre grand orgueil ...
je diminue la consommation de viandes grandement ... et sur d'autres points aussi ... nous devrions faire tout ça ensemble, cela nous donnerait plus d'espoir. Bises

Florinette 19/04/2015 17:29

Cette vidéo m'a beaucoup plu dans le sens ou elle démontre tout à fait nos excès. Tout comme toi, j'ai diminué la consommation de viande et bien d'autres choses également comme l'achat de matériel en vendant même une partie de nos meubles, des bibelots, tout ce que l'on peut entasser et qui n'avait plus vraiment leur utilité, cela nous a fait un bien fou, car nous nous sommes sentis moins oppressés par tout ce qui nous entourait. Bonne fin de journée Durgalola, bisous

Sandrine L. 19/04/2015 09:30

Les dégâts sont tellement grands et la tâche si colossale...
Je crois qu'il est aussi très difficile pour l'homme de se retrousser les manches et de "faire l'effort de" (changer ses habitudes de consommation, etc.) parce qu'une fois que l'on goûte à la facilité et au confort, le moindre effort devient une contrainte "liberticide".
Au-delà du déni, il y a beaucoup de paresse et l'idée que c'est un bon droit de disposer et d'user de tout...

Florinette 19/04/2015 10:53

Bien d'accord, parce que changer fait peur et à tous les niveaux. Que ce soit dans le travail, dans sa vie personnelle, matériel... J'ai remarqué que pour certaines personnes, et pourtant bien consciente de la fragilité de notre présence sur Terre, il est impensable de remettre en question leur vie de consommation et de plaisir, même si elles ne sont pas heureuses...

Car même si tout brûle autour de nous, changer nous met face à l’inconnu et l’on préfère fermer les yeux sur cette désastreuse situation que de nous remettre en question. Cela me fait penser à ce que disait Platon : « On peut aisément pardonner à un enfant sa peur de l’obscurité, mais il est tragique que les hommes aient peur de la lumière. »

Aifelle 19/04/2015 06:23

Le clip est très réussi. Chaque fois que je vois ce problème abordé, je me demande comment freiner le pouvoir de l'argent. Parce que nous pouvons faire des petits gestes bien sûr, mais les grosses destructions ne viennent pas du citoyen lambda. Exemple : ne pas prendre sa voiture, mais les industries polluent plus que jamais ...

Florinette 19/04/2015 10:30

Je suis bien d'accord avec ta réflexion que je me fais également, mais à chaque fois je pense à cette légende amérindienne que Pierre Rabhi cite souvent, je pense que tu dois la connaître :

Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s'activait, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit :

« Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ? » .

Le colibri lui répondit alors : « Je le sais, mais j'aurais fait ma part. »

La légende raconte que chaque animal se sentant alors concerné, « fit sa part », chacun à sa manière et que la forêt fut sauvée.

Je trouve que cette légende démontre bien que même si nous ne voyons pas les effets de nos actions à notre niveau, ce n'est pas pour ça qu'elles sont inutiles, car plus nous serons à le faire, à le dire afin que cela s'imprime dans l'inconscient collectif et plus les résultats deviendront probants !

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